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le moteure de autobile
Journal intime

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TchatcheBlog: le moteure de autobile

Catégorie : Journal intime
Créé le :  09 janv. 2008 12h43 par attesimo02
Modifié le :  01 avr. 2008 14h24
Visité :  12 fois Cette semaine :  0 fois

Description :
اللهم صلي على النبي رســول الله يا محمد شفيع أمته زين الصـورة
آسبحان الدايم لَغْنِي وعاتق لنفاس يَا مْحْضَّرْ لْعْشُوب بعد ما يبســـــو
آه غِيرْ عْلِينَا يَا مُولْ الـقُــبـَّـــــــــ ة دْخِيــــــلْ لِيـــكْ يـَــا رَسـُــــولَ الله
من كثرة الظلم ظهري تحنــــــــــى طول عُمْرِي وُعِيشْتِي ف المحبــة
كثيــر بحالــي مــا شافـــو الهنـــــا عـْـيِــيــتْ نْفْـــرَّزْ شكــــون احنـــا
الربيع حان وقته ما نْبَتْ نــــــــوار لخريــف هــذا عــم كـــل لقصـــار
طبقة رسات راسها فوگ الطبقـات حطت وفرخت جرادها تما بقــــات


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Créé le : 01 avr. 2008 14h24 Article posté par : Web

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Créé le : 01 avr. 2008 14h24 Article posté par : Web

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Turbo
Créé le : 04 mars 2008 08h45 Article posté par : Web

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Créé le : 09 janv. 2008 13h30 Article posté par : Web

C'est Renault, qui, dans les années 80 à réinventé la Formule 1... La période Turbo restera comme la plus magique, mais aussi la plus tragique de l'histoire de la F1. Une puissance ravageuse dans des châssis aussi légers... De véritables bombes.



Comment peut on qualifier ces voitures?? Des cercueils roulants, des diables de la piste ou bien tout simplement des machines à tuer??

 Près de 900 Ch. en version "course", plus de 1000, parfois même 1500 pour les qualifications. Il n'y aura jamais plus de voitures aussi monstrueusement puissante que les F1 de l'époque du Turbo. Une période magique et l'une des plus importantes aussi. Cette histoire et cette renommé c'est Renault qui l'a créé, les autres l'ont critiqué, et ils l'ont finalement adopté. Pourquoi ces moteurs n'existent plus aujourd'hui ?? Ces machines infernales ont été interdites par la FIA.


L'idée du Turbo


François Guiter, maître de la stratégie sportive chez Elf réussi à persuader Renault de fabriquer son premier moteur de course après plusieurs essais. Présenté officiellement le 15 Janvier 1973 à Paris, le V6 2 litres avait été fabriqué dans la douleur: "Quasiment un chantage" avoue F.Guttier. Pour provoquer Renault, Elf avait demandé à Alpine de construire un châssis de Formule 2, discipline aujourd'hui disparue. Ils disaient qu'ils étaient prêt à l'équiper avec un moteur Ford-hart, et ont menacé de rompre le contrat liant Elf à Renault.

A l'époque, Pierre Dreyfus, le PDG de Renault, était assez anti-course. Finalement, un gros chèque ( pour l'époque) de 300.000 Francs de la parts de Elf, arrangea le problème. Très vite, ce moteur gagne ( protos, Formule2,...) contre des marques très réputés ayant pour nom BMW, Ford.. De ce fait, les têtes dirigeantes de Renault adoucirent leurs positions, mais pas au point de s'engager dans la discipline reine: la Formule 1. Elf le savait, et ils pensèrent, qu'il suffirait de " Booster" un peu le V6 2 Litres.

En 1972, un jeune ingénieur de chez Alpine, qui a pour nom Bernard Dudot, avait greffé un Turbo sur la Berlinette Alpine deJ.L Therrier, et ce dernier avait remporté le critérium des Cévènnes. Cette victoire éveilla l'esprit de certains hommes bien placés. B. Dudot fut alors envoyé aux USA pour étudier la suralimentation des moteurs.

Trois mois plus tard, Bernard Dudot revient et il ne pense plus qu'au Turbo. Construire un moteur Turbo, permettait d'avancer technologiquement et revenait bien moins cher qu'un moteur de grosse cylindrée. En 1975, une barquette Alpine reçoit un moteur V6 Turbocompressé. Dès ces premiers tours de roues elle remporte la course grâce à Jean Pierre Jabouille et Gérard Larrousse. Les courses suivantes s'achèveront dans un panache de fumé, comme Peugeot en Formule 1, du temps ou ils n'avaient pas honte d'y être.

Les 24 Heures du Mans, deviennent l'objectif premier de Renault. "Puisqu'ils ( Elf) veulent un moteur de course Turbocompressé, qu'ils payent". Tels étaient les mots de Renault. François Guiter déclara: "Là encore, je ne me suis pas fait prier pour envoyer le chèque. " Mais cette fois ci, c'était plus cher: 500 000 francs. Le premier moteur avouera 500 chevaux d'emblée....mais ne réitérera jamais l'exploit. Peu importe. " Nous étions inconscients. Si nous savions ce qui nous attendait". Ils étaient les seuls à y croire...

Sur la photo ci-dessus, les hommes du Turbo avec de gauche à droite F.Castaing, J.Sage, G.Larrousse, B.Dudot. Fin 1975, G.Larrousse est appelé pour diriger les destinés sportives de la Régie, sous le label " Renault Sport", regroupant le service course et la marque Alpine, avec comme priorité les " 24 heures du Mans"; Elf, demande à Alpine une monoplace destinée à la mise au point du 1.5 Litres.

Ce proto ne devait pas être l'embryon d'une formule1, mais devant la pression des médias et des français, ils changeront d'optique... Le prototype A500 roule à Dijon, puis se rend en Espagne ou elle est en concurrence avec les autres marques. C'est une catastrophe." Lorsque que j'appuyais sur l'accélérateur, j'avais dans le dos un moteur de R16, et au moment ou je freinais le Turbo accrochait et me propulsait dans le virage suivant. C'était inconduisible." déclara Jabouille. "Pour obtenir un minimum de puissance, il fallait souffler fort dedans, d'ou la réaction brutale du moteur" dit pour sa part B.Dudot.

Les énormes difficultés que ce dernier rencontrera, viendront en fait de la sous traitance. Les pièces demandées n'existaient pas. Après plusieurs essais, Didier Pironi et Jean Pierre Dassaud remportent en 1978 sur une Alpine A442 les 24 heures du Mans devant une armada de Porsche: la première grande victoire d'un moteur Turbo ( ci dessous).

Entre temps, le programme de F1 avait été lancé sans attendre cette confirmation mancelle. En juillet 1976, Bernard Hanon, et Gérard Larrousse prennent officiellement la décision d'engager la régie en F1. Pour l'époque, c'était une politique très volontariste. François Castaing sera chargé de concevoir le châssis de la première F1, et Bernard Dudot s'occupera du petit, et toujours récalcitrant moteur V6 Turbo.

Le dur apprentissage de la F1
 


Cinq mois suffisent aux hommes de Renault Sport pour mettre au point le premier moteur Renault de F1. Il est présenté le 10 Mai 1977 au Pub Renault sur les Champs Elysées. Les premiers tours de roues s'effectuent le 31 du même mois.

Se pose alors la question de l'endroit où Renault doit faire sa première course. La France n'est absolument pas l'endroit adéquate, car pour essuyer l'échec semi programmé des débuts en compétition, ....... Ce serait un trop grand risque moral! C'est donc au grand prix d'Angleterre, que cette RS01 débutera. Bernie Ecclestone, œuvre en coulisse pour éviter à Renault les périlleuses séances de préqualifications. Ce n'est pas par gentillesses !!

C'est tout simplement qu' Ecclestone veut persuader les grands constructeurs de s'impliquer en F1.....Tout s'explique... Ken Tyrrell surnommera cette voiture " The Yellow Tea", soit la théière jaune, à cause de la fragilité de la partie mécanique, qui faisait une affreuse couleur noire, sur une voiture jaune. J.P. Jabouille doit donc effectuer ses débuts avec un ensemble châssis-moteur-pneumatiques complètement néophyte en F1.

Mais, il signe cependant le 22ème des essais, honorant ainsi, le "cadeau" de Bernie Ecclestone. En course, Jabouille remonte de la 22ème à la 16ème place, avant de stopper net au 16ème tour: le Turbo a lâché. Pas d'amertume de la part des ingénieurs, ils sont là pour apprendre! Au Canada, pour sa 5ème course, la RS01 connaît les affres de la non qualification. Le coup est rude! Renault déclare forfait pour la dernière course de la saison au Japon. Gérard Larrousse envisage d'abandonner l'option Turbo.

C'est François Castaing, qui réussi à le convaincre de continuer. Heureusement ! Les concurrents de Renault Sport commencent maintenant à s'intéresser à cette nouvelle technologie. Est-ce le signe d'une victoire ??? Sûrement, car durant l'hivers, le moteur RS01 commence à montrer une vélocité étonnante, comparable à celle des concurrents. Jabouille évoque même une voiture presque "parfaite".

C'est donc avec un gros moral que l'équipe Renault Sport aborde cette nouvelle saison. Pour le premier grand prix de la saison, en Afrique du Sud, l'équipe est très confiante. 3ème temps des essais, Jabouille occupe même pendant un moment la 7ème place en course avant d'abandonner. Les deux courses suivantes qui sont des tracés en ville, sont dans la théorie très défavorable au Turbo. Mais, même s'il ne marque pas de points, le moteur se montrera: aux USA, il va pour la première fois franchir le cap de la mi-course, et à Monaco, il bouclera enfin la distance d'un grand prix.

Désormais, Renault sport est reconnu, et tout le team travaille à son maximum. On voit ainsi apparaître de nombreuses modifications: nouvelle aérodynamique, nouvelle suspensions, nouvelles pièces internes du moteur, ....la RS 01 ne cesse d'évoluer. En Allemagne, sous la canicule, l'équipe va devoir mettre des glaçons à l'entrée des échangeurs du moteur. J.Sage avait fait des réserves chez un poissonnier du coin. Du coup, le stand Renault puait la morue à 100 mètres.

Les Français seront bien sûr l'objet de toutes les railleries. Il n'empêche qu'en Autriche, puis à Monza ensuite, grâce à de nouveaux échangeurs thermiques améliorant le refroidissement du moteur, Jabouille s'élance depuis la seconde ligne de départ, derrière les deux intouchables Lotus à effet de sol de Mario Andretti et de Ronnie Peterson qui se tuera peu après, démontrant l'indiscutable vélocité des Renault. Mais, l'équipe n'a toujours pas marqué de points ! Ce sera fait aux Etats-Unis, où la Renault RS 01 marque les points de la 4ème place. La saison 78 est sauvée. La Régie continue donc l'aventure, mais commence un peu à s'impatienter......

1979, le Turbo s'impose
 

Il est donc désormais clair que la saison 1979 doit être celle de la réussite. De ce fait, on décide d'engager René Arnoux aux cotés de Jabouille. Du coté de la voiture, la nouvelle RS 10 est une F1 à effet de sol, invention due au génial Colin Chapman. Mais, les Renault ne sont pas avantagée du fait que tous les concurrents ont aussi cette nouvelle technologie.

Les ingénieurs ont énormément travaillé sur le châssis ainsi que sur le moteur, en dotant ce V6 d'un nouveaux turbocompresseur de marque KKK qui réduit considérablement le temps de réponse à l'accélération et confère enfin au moteur plus de souplesse. Jabouille offre enfin à Renault sa première pôle position à Kyalami, en Afrique du Sud. Performance qui sera sans lendemain.... Jabouille est Arnoux connaissent un nombre impressionnant de pannes et d'abandons.....A la veille du grand prix de France, 7 des 15 courses ont été courue, et il n'y a toujours pas le moindre point dans le sac du team! Seulement des coups d'éclats.

La première de Renault
Le 1er Juillet 1979, sur le circuit de Dijon-Prenois, Jabouille offre à Renault sa première victoire dans la discipline maître du sport automobile; on a fini de rire de la "Yellow Tea Pot". Car en plus, Jabouille et Arnoux avaient signé les deux meilleurs temps de la séance qualificative. Mais au départ de la course, G.Villeneuve avait réussi à passer les deux Renault, car le Turbo était délicat à lancer.

Au 47ème tours, Jabouille fait l'extérieur à Villeneuve et le passe. Il se retrouve seul à 33 tours de l'arrivée. "Il a enfin gagné le lance flamme" lâchera G.Villeneuve. Mais, Jabouille en tête, la bataille derrière continuait entre Villeneuve et.....la seconde Renault, celle de R.Arnoux. Les roues des deux monoplaces se touchaient, se frottaient, laissant des marques sur les pontons. Les deux fabuleux funambules se battaient avec une parfaite correction sportive. Le public était comblé. Finalement, Arnoux ne réussira pas à passer Villeneuve, mais il terminera tout de même 3ème, prouvant avec la victoire de Jabouille, que Renault venait de gagner son pari et de rentrer dans la cours des grands.

1980: Les espoirs partent en "fumée"


Au fil des mois, les adversaires de Renault sont passés du stade de la moquerie, au scepticisme, et enfin au stade du respect et de l'envie. Car, au stade de sa seconde véritable saison, il faut en convenir: la "Yellow Tea Pot" a fait du bon thé: 4 victoires, 11 pôles, et six meilleurs tours, sans compter le nombre de kilomètres parcourus en tête des courses, avec pour finir, une quatrième place au championnat en 1980, en devançant des équipes aussi prestigieuses que Tyrell, Lotus, McLaren, Ferrari, et Alfa-Roméo.....

Pourtant, la saison 1980 n'a pas toujours été aussi rose: Jabouille termine sa saison dans un hôpital, les jambes brisées, après s'être encastré dans un pilier. De plus, la malchance n'a pas épargné l'équipe Renault Sport: Jabouille a parcouru plus de 500 Km en tête pour ne récolter qu'une seule, mais très belle victoire. Jabouille, que l'on croyait attaché à jamais à Renault puisqu'il y était depuis 1969, décide de quitter l'équipe. Cette saison 1980 a été trop calamiteuse pour lui.

Si Arnoux a signé 3 pôles, contre deux à son coéquipier, ce dernier a tout de même été toujours plus rapide, mais les résultats ne le montrent pas. Car tandis qu' Arnoux montait sur la plus haute du podium par deux fois et signa 4 records du tour, Jabouille dut se contenter d'une seule petite victoire. Sur 12 courses, il ne vit que 2 fois l'arrivée.

Ainsi, avant même d'enregistrer son 11ème abandon qui sera son dernier, puisque après cet accident il ne retrouvera jamais plus cette mobilité des articulations qui lui permettait de jongler avec le pied droit entre le frein et l'accélérateur, il décida de rejoindre le team Ligier-Talbot.

1981: Le futur professeur remplace "le grand"
Pour remplacer celui que ses mécanos appelait "le grand", Renault décide de faire appel à un autre très prometteur pilote, en la personne de Alain Prost qui s'était fait remarquer auparavant chez McLaren-Ford. 4 ans après les débuts du Turbo, les moqueurs d'hier, se mettent aussi à l'heure du turbo, comme Ferrari, qui s'y mettra le premier d'ailleurs! Cette Ferrari Turbo, conduite par Gille Villeneuve se placera en pôle position dès le grand prix de Saint Marin en 1981.

Bel hommage en fait à Renault. " Renault avait complètement débrouillé le terrain" précise Bernard Dudot, " et les sous traitant étaient parfaitement au point maintenant!". Dans le sillage de Ferrari, les teams anglais s'y mettront aussi, en sollicitant tous les constructeurs automobiles de la planète pour avoir un moteur Turbo. La F1 a donné raison à Renault. Le pari fou du turbo était bel et bien la solution! Avec l'arrivé de celui qu'on surnommera "le professeur", l'histoire ouvre un nouveau chapitre.

Mais malgré que tous les espoirs sont mis dans la nouvelle et magnifique RE 30, Ferrari brille avec sa 126 Turbo qui remporte deux victoires consécutives, alors que Renault, n'a pas marqué le moindre petit point!. Villeneuve a remporter tout d'abord le grand prix de Monaco, réputé pourtant inaccessible à un moteur Turbo, puis ensuite il a récidivé en Espagne. Lorsque Prost remporte sa toute première victoire dans le grand prix de France le 5 Juillet, tout le monde croit que le moment de la délivrance est enfin venu.

D'autant que Arnoux avait signé la pôle, et que 5 autres pôles vont suivre avec 4 premières lignes entièrement Noire et Jaune!!! Arnoux signera même la sixième pôle position d'affiliée pour Renault. Prost rafle 3 victoires, et Renault accède à son premier podium au championnat du monde des constructeurs, derrière Williams et Brabham, mais devant Ferrari, Lotus, McLaren, et tous les autres....Mais il faut se contenter de cela pour cette année.

1982, si près du bonheur....

Renault imbattable pour les saisons 1982 et 1983 ?? C'est ce que croient les adversaires de Renault. En effet, les Renault Turbos apparaissent comme imbattables surtout après la somptueuse victoire d' Alain Prost dès le grand prix d'ouverture de la nouvelle saison. Il remporte cette course malgré une crevaison qui l'a contraint à rentrer au stand changer de roue, ce qui à l'époque n'existait pas. Au cours de cette saison, Prost et Arnoux vont décrocher 10 des 16 pôles possibles. Mais deux victoires pour chacun, c'est trop peu. Et vingt abandons au total, c'est bien trop.

Trop aussi, l'effroyable vol plané de Didier Pironi, jambes broyées, après que sa Ferrari ce soit encastré dans la Renault de Prost, masquée par un nuage d'eau. Trop aussi, la mort de G.Villeneuve trois mois plus tôt. Trop aussi, le refus de Arnoux de se plier aux consignes d'équipe au grand prix de France, quand le message était pourtant clair: si tu es en tête et que Prost est second, tu le laisse passer". Renault signera tout de même le doublé ( 1er et second), et l'on assistera à un podium 100% français, avec dans l'ordre Arnoux, Prost et Pironi. Arnoux refusant la consigne d'équipe sera forcé de partir du team à la fin de la saison.

Prost refusera donc d'invoquer la malchance après ce premier rendez-vous manqué avec la gloire. Car c'est à cause d'une toute petite pièce que Prost doit abandonner tout espoir d'être sacré champion, en laissant filer à 5 tours de l'arrivée une victoire qui lui été toute acquise. Arnoux devra aussi abandonner pour la même raison en Autriche. Cette pièce, Prost la baptisera "la pièce Darty" car selon lui, on pouvait la trouver pour seulement quelques francs dans cette célèbre grande surface de l'électroménager. "Nous avions défini le matériel adapté fin 1981, se souvient B.Dudot. Mais l'industrie aéronautique et ses fournisseurs fonctionnant avec des délais n'ayant rien à voir avec nos exigences, nous avons dû exploiter un matériel électronique inadapté.

A l'automne 1982, nous avons reçu les premiers prototypes de ce que nous allions utiliser sans problèmes jusqu'à la fin 84......." Le titre sera donc pour 83.....

1983: La séparation.....


Après la mésentente du grand prix de France, Renault décide de se séparer de Arnoux qui ira trouver refuge chez Ferrari et engage pour le remplacer l'Italo-américain Eddie Cheever. Désormais, Renault fournit son moteur à d'autre écuries telles que Lotus. Lotus engage comme pilotes Elio De Angelis et un jeune garçon moustachu de l'île de Man, un peu fou, Nigel Mansell. Le premier décroche une pôle position, le second un record du tour. Tous deux ne se partagent que quelques places d'honneurs, la faute surtout à des pneus Pirelli, moins performants que les Michelin ou les Goodyear.

Du côté du team Renault, Cheever signe 4 podiums. Alain Prost, lui jouera une fois de plus le titre, et .....le ratera une fois de plus, pour une histoire de non conformité de la voiture de son adversaire......Alain Prost remporte donc 4 victoires, tant est si bien qu'en Hollande, le 28 août, il en mesure de déjà remporter ce titre qu'il mérite tant et que Renault-Sport attend. Mais, il commet l'une de ses très rares fautes, et accroche Piquet alors que ce dernier devait ravitailler ( Prost n'avait qu'à attendre bien gentiment...), et tous deux vont au tapis. Les deux courses suivantes, on assiste à un scénario catastrophe. Piquet rafle les deux courses. Tous va donc se jouer au dernier grand prix. Prost a cependant l'avantage puisqu'il a deux petits points d'avance sur son adversaire. Mais il doit abandonner, sur défaillance de son Turbo.

Piquet remporte la course, mais son essence n'est pas conforme. Il doit donc être déclassé. Oui, mais, les dirigeants de Renault Sport ne veulent pas porter réclamation. Prost et B.Dudot ont beau insister, la décision de Renault est prise: on ne porte pas réclamation. Prost perd donc ce titre. Renault, lui, perd tout, puisqu'en plus du titre, ils perdent .....Prost, qui retourne chez McLaren, avec la réussite qu'on sait ( 3 titres mondiaux).

1984, 85: Les désillusions
Renault décide faire le ménage, et se sépare de Cheever ainsi que de Jean Pierre Boudy qui ira chez Peugeot, où il ne trouvera jamais la réussite en F1 quand Peugeot décidera de s'y engager en 94. Côté pilote, Renault Sport engage à Patrick Tambay, excellent chez Ferrari en 1983 et à Derek Warwick, un pilote anglais. Renault fournit toujours Lotus en moteur et "offre" aussi son moteur à Ligier. Malgré quelques coups d'éclats, la saison 84 n'apporte pas de consolation aux hommes de Renault Sport.

Seul Lotus sauvera les meubles avec une 3ème place sur le podium final, contre la 5ème place pour la maison mère. La saison 1985 sera la dernière tentative. Gérard Larousse décide de quitter le team, et Gérard Toth le remplace. Il décide de fournir 4 écuries en moteur! Une erreur sûrement.....Les quatre écuries sont Renault, bien sûr, avec les même pilotes, Lotus, qui engage un certain.....Senna, et De Angelis, Ligier avec Laffite et De Cesaris qui sera remplacé par Streiff, et enfin à la mi-saison, Tyrell avec Brundle et Stefan Bellof, auxquels succèderont Cappeli et Streiff ( encore une fois), a la mort du jeune prodige Allemand au volant d'une Porsche Sport Prototype à Spa......

C'est encore l'écurie Lotus qui sauve les meubles grâce au talent naissant d' Ayrton Senna qui remporte sa première victoire au Portugal. Petite consolation tout de même, Prost devient pour la première fois champion du monde; la France rayonne.

Magic' Senna à ses grands débuts...

1986, ce n'est qu'un au revoir....

Pour l'année 1986, qui sera la dernière pour Renault avec le moteur Turbo, les problèmes financiers de Renault, oblige la direction à très fortement réduire les frais du domaine Sportif. Ainsi, c'est avec un mini budget que Renault va faire cette saison. Et malgré ces restrictions, les hommes de Bernard Dudot continuent d'innover. Ainsi, dès la première course, le nouveau moteur est équipé d'une distribution pneumatique. " Bien que son développement ait souffert des restrictions budgétaires, ce fut notre meilleur moteur" confiera B.Dudot. Le 27 Août, Georges Besse, le "sauveur" de Renault annonce la cessation des activités châssis pour la fin de l'année.

L'avenir de la F1 au sein de l'entreprise est compromise même si Renault continue ses activités de motoriste. Le 17 novembre, G.Besse est assassiné. Alors que Senna est encore en position de remporter le titre, Raymond Lévy annonce la suspension des activités de moteurs F1 de Renault-Sport. Le moral n'y est plus vraiment. Mais on continue de travailler comme si de rien n'était....

En vain. Prost est de nouveau champion du monde. Pour saluer les "adieux" de Renault à la F1, Senna offre lors de la dernière course à Renault une superbe pôle position, tandis que Laffite et Streiff, conduisent leur deux Ligier-Renault aux places d'honneur du podium. Renault décide cependant de conserver une cellule de veille a Viry-châtillon avec quelques ingénieurs. En 87 et 88, les moteurs Turbos seront limités en puissance par la FIA avant d'être définitivement bannis en 1989. Ces moteurs, machines à tuer, atteignaient des puissances proches de 1500 chevaux*! Renault avait inventé le Best de la puissance..... *

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Créé le : 09 janv. 2008 13h23 Article posté par : Web

Revue Technique 175 SV

   Nombre de cylindres: 1 (2 alésages)

Alésage:   2 x 42

Course : 62 mm

Cylindrée : 172 cm³                                    

Taux de compression: 6,5 à 1

Puissance maximum : 10 CV

Régime : 5.800 t/mn

Puissance spécifique : 58 CV/litre

Couple maximum: 1,3 mkg à 3.700 t/mn

 

CYLINDRE

Diamètre : 42 mm

1er et 2e réalésages : 42,5 et 43 mai

 

PISTON

Diamètre : 42 mai

Réparations : 42,5 et 43 mm

Hauteur totale : 81 mm

Hauteur d’axe: 32 mm

SEGMENTS (3 p. piston)

Dimensions : 42 X 2,5.

Jeu dans les gorges : 0,01

Jeu à la coupe 0,15

 

 

­CARBURATEUR

Fischer-Amal 24 El A

Gicleur principal : 130

Gicleur d’aiguille : 2,8

Aiguille au 3e cran

Vis d’air ouverte de 1/2 à 1 tour

Avec l’amortisseur : même réglage.

 

EMBRAYAGE

Nombre de disques garnis : 7

Nombre de disques lisses : 6

Nombre de ressorts : 6

Diamètre des disques : 99 mai

Nombre past. Ferodo par disque: 18

Course de débrayage : 3 à 4 mai

 

CHANGEMENT DE VITESSES

 Rapport moteur/boîte : 2,31

 

TRANSMISSION PRIMAIRE

Nombre de dents pignon moteur : 19

Nombre de dents plateau d’embr. 40

 

TRANSMISSION SECONDAIRE

Nombre de dents sortie de boîte : 15

Nombre de dents couronne roue arr.: 44

 

PERFORMANCES

Vitesse maxi solo position assise : 90 km

Vitesse de croisière : 75/80

Consommation à 70 kmh : 3 lit, mélange

 

AXE DE PISTON

Diamètre : 18 mm

Longueur : 32 mm

 

EMBLELLAGE

Jeu latéral : 0,3 ± 0,05

Jeu axial : 0,01 à 0,02

Roulement tête de bielle 46 galets Ø des galets : 4

longueur: 6

Roulement bielle second.

17 aiguilles Ø des aiguilles : 2,5 longueur : 7,8

 

VILEBREQUIN

Jeu latéral : 0,1

Tolérance de faux-rond : 0,02

Equilibrage: 130 gr ÷ 5 gr

 

MANETON:

Avec épaulements Diamètres : centre 25,55, côtés 23,6 Longueurs : totale 61 entre épaulements : 14,65

 

DYNAMO Puch

Puissance : 45/60 W

Voltage : 6 V

Ecartements des contacts : 0,4 mm

Avance:   5,5 mm av. PMH (piston arr.)

Batterie Bosch : 6 V 7 A/h

Bougies : Bosch W 225 T 1

Ecartement des électrodes: 0,6 à 0,7 mm

Rapports internes de boîte

1re vitesse : 3,5

2’ vitesse : 1,93

3’ vitesse : 1,37

4’ vitesse : 1,05

 

Rapport boîte/roue arr. : 2,93

 Rapports finals

1” vitesse : 21,53

2’ vitesse : 11,87

3’ vitesse : 8,43

4’ vitesse : 6,46

 

                                                               CHAINES

PRIMAIRE à faux-rouleaux ou tubes

Diamètre des tubes : 5 mm

Nombre de maillons : 50

Largeur intérieure : 3/16’

Pas : 3/8’

SECONDAIRE à rouleaux

Nombre de rouleaux : 118

Largeur intérieure : 5/16”

Pas : 1/2”

Un maillon rapide.

 

 

 


 

DESCRIPTION TECHNIQUE

 

Selon a tradition des usines Puch, les motocyclettes 175 cm3, types S.V. ou S.V.S., produites par la marque autrichienne sont propulsées par des moteurs du cycle deux temps à deux pistons avec balayage en équicou­rant.

L’alésage (2 x42 mm.) et la course (62 mm.) sont communs aux deux modèles. Ce qui donne une cylin­drée exacte de 172 cm³.  Le taux de compression est le même sur les deux modèles: 6,5/ l. Grâce à la pré­sence de deux carburateurs (au lieu d’un seul sur la 175 S.V.), la 175 SVS. bénéficie d’un meilleur remplissage. De plus, comme la 250 S.G.S., elle possède un double allumage. Sa puissance est de 12.3 CV à 6.200 t/m. alors que la S.V. développe 10 CV à 5.800 t/m.

 Toutes les autres caractéristiques sont identiques sur les deux types de machines.

 La culasse est en alliage léger avec une chambre de combustion en forme de toit. A remarquer le dessin ondulé de certaines des ailettes supérieures qui con­tournent les têtes des boulons de fixation.

 Le cylindre est en fonte spéciale. Il comporte l’alé­sage d’échappement à l’avant, dans lequel sont prati­quées les deux lumières d’échappement et la ou les lumières d’admission (une sur le modèle S.V., deux sur le modèle S.V.S.). L’alésage de transfert, à l’arrière, com­porte trois lumières de transfert. Quant aux canaux de transfert, ils sont placés le long de l’alésage arrière, à peu près à égales distances les uns des autres.

 La S.V., modèle équipé du silencieux d’admission, possède, sur le côté gauche, un carburateur Fischer­Amal 24 E I A: gicleur principal n0 130, gicleur d’aiguille 2,8. Aiguille au troisième cran (en partant du haut). Vis d’air ouverte de 1/2 à 1 tour.

 La S.V.S. est équipée de deux carburateurs: à gauche un Fischer-Amal 22 C 2 A, gicleur principal 120, gicleur d’aiguille sans numéro, aiguille deuxième cran, vis d’air ouverte de 1/2 à 1 tour; à droite un

Fischer-Amal 22 B I A ou B I K, sans volet d’air. Gicleur principal 130, gicleur d’aiguille sans numéro d’aiguille troisième cran, vis d’air complètement fer­mée. Le boisseau de ce second carburateur s’ouvre seulement lorsque la poignée tournante atteint une certaine position, c’est-à-dire que le moteur démarre et tourne jusqu’à un certain régime avec un seul car­burateur (celui de gauche). Le second carburateur (celui de droite) entre en fonction lorsque la machine atteint: en première vitesse 25 km/h, en deuxième 35 km/h, en troisième 55 km/h et en quatrième 80 km/h, ce qui équivaut sensiblement à un régime moteur de 4.200 t/m.

 Qu’il s’agisse de la S.V. ou de la S.V.S., les deux pistons sont identiques et surprennent par la hauteur inaccoutumée de leurs jupes. Les axes sont maintenus par des circlips. Trois segments ergotés assurent l’étan­chéité de chaque piston.

 L’embiellage comporte une bielle maîtresse pour le piston avant et une biellette pour le piston arrière. Il résulte de cette disposition que le piston d’échappe­ment arrive à ses points morts (haut et bas) avant le piston de transfert. La distribution donne un diagram­me dissymétrique qui favorise le rendement de ce bi-cy­lindre en U, diminue les pertes de carburant et augmente la régularité cyclique. La marche sur quatre temps, lorsque le moteur tourne au ralenti, est quasi­ment éliminée. L’embiellage est monté sur aiguilles. Il n’est pas recommandé à un mécanicien amateur de le démonter. En cas de détérioration, on procède à l’échange standard pur et simple.

 Le carter-moteur est composé de deux demi-coquil­les assemblées dans l’axe des cylindres. Du côté gauche un carter recouvre la transmission primaire (par chaîne simple) et l’embrayage. Ce carter est traversé par les arbres commandant le sélecteur et le kick-starter. Transmission et embrayage travaillent dans un bain d’huile.

L’embrayage est composé des pièces suivantes:

— La couronne dentée fixée par soudure électrique (par points) à la cloche d’embrayage.

— Sept disques moteurs garnis de pastilles trapé­zoïdales en Férodo ou matière analogue.

— Six disques récepteurs en acier avec une denture intérieure brochée.

— Un disque lisse dit « de fermeture» de 2 mm. d’épaisseur.

— Le moyeu d’embrayage en fonte, monté sur l’arbre primaire de la boîte de vitesses et qui comporte des évidements pour les six ressorts d’embrayage, ainsi qu’une denture extérieure pour le guidage des disques récepteurs.

— Les six ressorts d’embrayage avec leurs coupelles et leurs vis de serrage.

— Le disque de pression extérieur, actionné par la commande de débrayage.

La commande de débrayage se fait, à travers l’arbre de boîte de vitesses, à l’aide de deux tiges de débraya­ge ayant respectivement 78 mm. et 47 mm. de longueur avec une bille de 7/32” intercalée et finalement un embout en forme de champignon qui s’appuie sur le disque de pression. Le levier de commande est porté par le carter droit. Il comprend une came pivotante rappelée par un ressort et surmontée par un levier extérieur auquel vient s’attacher le câble.

La boîte de vitesses, qui comporte quatre rapports, se fait remarquer par sa sortie qui est placée sur l’arbre secondaire du côté opposé à la transmission primaire. Cette disposition permet d’obtenir chaque rapport par la mise en service de deux pignons seulement, mais oblige à donner au moteur un sens de rotation à l’in­verse de celui des roues. Cette particularité ne présente aucun inconvénient au point de vue fonctionnement. On doit simplement en tenir compte lors du réglage de l’avance à l’allumage.

Les deux fourchettes, commandant chacune un pignon baladeur sur l’arbre primaire et sur l’arbre secondaire, sont constituées par des plaques de tôle soudées sur un moyeu. Un ergot est, de son côté, éga­lement soudé à chaque moyeu. Ces ergots s’engagent dans les fentes de la plaque ou grille de sélecteur. Celle-ci est comme dans toutes les boîtes modernes, découpées en tôle d’acier; sa rotation est obtenue par un bloc de commande soudé sur elle, et le ver­rouillage des vitesses s’effectue sur sa circonférence. L’arbre de sélecteur, qui porte à l’extérieur du bloc la pédale de commande, est solidaire à son autre extrémité du levier de commande . Celui-ci est arti­culé au levier intermédiaire, qui actionne la plaque porte-cliquets, qui, elle, fait tourner la grille ou plaque de sélecteur.

A remarquer que la commande des vitesses se fait à « l’allemande », c’est-à-dire que pour monter la gamme il faut relever la pointe de la pédale de sélec­teur et appuyer vers le bas pour rétrograder.

A propos du démontage du moteur, nous donnons dans le chapitre « Conseils Pratiques » une énuméra­tion des différentes pièces constituant le système de lancement (kick-starter). A remarquer que ce kick atta­que sur l’arbre secondaire de a boîte de vitesses.

La commande du compteur de vitesse est incorporée dans la boîte de vitesses. Le pignon menant engrène avec un des pignons de l’arbre secondaire.

Tenant compte de l’évolution constante de la tech­nique motocycliste, les usines autrichiennes Steyr­Daimler ont fait évidemment bénéficier leurs motocy­clettes Puch de tous les progrès.

Les deux modèles de 175 cm³ — aussi bien la S.V. que la S.V.S. — comportent des caractéristiques très particulières et la partie cycle est une des plus moder­nes qu’on puisse trouver sur le marché : cadre mono­coque, roues de 16 pouces, silencieux efficaces, suspen­sion arrière oscillante à grand débattement, fourche télescopique, gros moyeux freins centraux, carter de chaîne secondaire, etc. Ces modèles ne comportent cependant pas le graissage séparé du moteur comme il existe sur les 250 cm3 de la marque. Ici la lubrifica­tion du moteur est assurée, comme sur la grande majorité des deux-temps, par mélange d’huile à l’essen­ce. Préconisation des constructeurs : 4 % d’huile S.A.E.50.

  

CONSEILS  PRATIQUES

 DEPOSE DU MOTEUR:

 Pour déposer le moteur de la Puch 175 S.V. ou S.V.S., il est recommandé, comme pour le modèle 250 cm³ de la même marque (voir Etude dans le n0 114 de la R.T.M, de soulever légèrement le réservoir de carburant. Pour ce faire, retirer le tuyau d’arrivée d’essence au carburateur et vidanger le réservoir. Dévisser l’une des deux vis qui main­tiennent le tuyau flexible de raccorde­ment des deux parties latérales du réser­voir. Il est alors possible, après avoir enlevé le boulon de fixation A.V. du réservoir et desserré celui d’A.R., de basculer celui-ci d’avant en arrière. Le maintenir dans cette position en le calant au moyen d’un manche de marteau, par exemple, ou d’une pièce de bois quel­conque qui prend son point d’appui sur le frein de direction. Remettre en place le boulon de fixation avant (qui soutient le tube antérieur du cadre et l’avertisseur) sans le bloquer.

Vidanger la boîte de vitesses.

Débrancher le fil de bougie, les fils de la dynamo, les câbles de commande.

Retirer le carburateur, les tubes d’é­chappement (les silencieux restent en place) et l’amorce de carter, de chaîne secondaire de transmission. Dégager cette dernière du pignon de sortie de boîte.

Pour éviter que la chaîne ne « saute »de la couronne AR., l’attacher avec une ficelle à une partie quelconque du cadre, après avoir pris la précaution de re­mettre en place l’attache rapide.

 


La pédale de frein arrière ne gêne en rien les opérations ultérieures et peut demeurer à sa place. Par contre, enlever déjà la pédale de mise en route du moteur (kick-storter) et la pédale de commande du sélecteur.

Poser sous le moteur une caisse ou une cale de bois pour éviter la chute du moteur lorsqu’on enlèvera les bou­lons qui le maintiennent au cadre.

Retirer d’abord le boulon unique de fixation placé à l’arrière du carter, puis celui qui se trouve sur le dessus du car­ter (juste à l’arrière du cylindre).

Le boulon supérieur soutenant le tube avant du cadre n’ayant pas été bloqué après avoir fait basculer le réservoir (v. plus haut), il est possible de déga­ger le bloc de la partie arrière du cadre en le déplaçant doucement vers l’avant (quelques centimètres suffisent).

Retirer les deux boulons de fixation du mateur situés à l’avant.

Le bloc peut alors être retiré. L’opé­ration est plus aisée du côté gauche de la machine.

Remettre le réservoir à sa place nor­male en ôtant la pièce de bois qui le soulevait, sans pour cela le fixer puis­qu’au remontage on devra le basculer à nouveau.

Poser le groupe moteur sur l’établi.

 

DEGROUPAGE DU MOTEUR:

 Débloquer en diagonale les huit boulons de fixation de la culasse ou cy­lindre, puis les retirer.

Décoller la culasse en la frappant légèrement sur le côté avec un maillet en bois (opérer avec douceur, car les ailettes en alliage léger sont fragiles).

Après avoir déposé la culasse, des­serrer les quatre écrous de fixation du cylindre aux goujons du carter.

Amener les pistons au point mort bas et dégager le cylindre en le soulevant avec douceur. S’il ne se dégage pas facilement, on peut toujours en agis­sant sans brutalité basculer le cy­lindre d’avant en arrière jusqu’à ce que les pistons sortent des cylindres.

Il est recommandable, dès que le cylindre à été quelque peu soulevé au-dessus des goujons de fixation, de placer un chiffon sur l’entrée du carter de vile­brequin afin d’éviter que, lors de leurs dégagements, les pistons ne viennent cogner les rebords du carter ou qu’un morceau de segment ne tombe dedans, au cas évidemment, où il y en aurait un de cassé.

Pour rendre plus aisées certaines de ces opérations ; mise au point mort bas des pistons, par exemple ; il est préférable d’avoir, au préalable, retiré le couvercle du carter de transmission primaire. Tourner le moteur par l’écrou de vilebrequin. Eviter d’utiliser le kick starter qui à ce moment fonctionne en porte à faux.

Marquer les deux pistons avant de les déposer, car, s’ils sont identiques, les conditions de rodage et d’usure ne

sont pas les mêmes dans les deux alé­sages. Enlever les circlips et retirer les axes des pistons. Si on retire les seg­ments, les repérer afin de les remettre au remontage aux places qu’ils occu­paient.

 

DEMONTAGE DE L’EMBRAYA­GE:

Le levier de débrayage ne possède pas d’articulation il coulisse simplement et s’appuie sur la vis de réglage. Il est très facile de le retirer dès qu’on a en­levé l’amorce de carter de chaîne se­condaire.

Enlever les six écrous à collerettes qui maintiennent les ressorts d’em­brayage, en employant un tournevis. Les sièges des ressorts doivent être soulevés à chaque tour hors de la rainure de freinage au moyen d’un deuxième tour­nevis. Enlever le disque de pression et les disques d’embrayage 7 disques gar­nis, 6 disques lisses plus 1 disque de fermeture. Sortir les trois tiges de dé­brayage et la bille qui est intercalée entre les deux tiges intérieures

 

 

DEPOSE DE LA DYNAMO ET DE LA TRANSMISSION PRI­MAIRE:

A défaut de crampon spécial de pi­gnon de chaîne, empêcher la transmis­sion primaire de tourner en la bloquant avec un manche de marteau qui vient se coincer entre la chaîne et le pignon de vilebrequin.

Avant de procéder à la dépose de la transmission primaire, dévisser d’abord l’entretoise sur le côté droit du bloc-mateur, puis relever les bords de la ron­delle-frein assurant l’écrou de fixation du pignon sortie de boîte. Dévisser cet écrou et, au moyen d’un extracteur retirer le pignon de sortie de boîte. En­lever la clavette.

Démonter la dynamo et retirer l’induit en utilisant une vis d’extraction spéciale (n0 22733). Repérer les fils: blanc vers l’avant, rouge au centre, noir vers l’ar­rière.

Revenir du côté transmission primaire, c’est-à-dire du côté gauche.

Relever les rondelles-freins des écrous de fixation du moyeu d’embrayage et du pignon de vilebrequin. Dévisser l’écrou du moyeu d’embrayage au moyen d’une clé à tube et retirer de l’arbre le moyeu d’embrayage.

Le pignon de vilebrequin se retire au moyen d’un extracteur.

Lorsque le tout est débloqué, en sou­levant avec les deux mains le pignon, la chaîne et la cloche d’embrayage, on enlève la transmission primaire complè­te. Ne pas omettre de retirer le coussi­net et la rondelle d’appui de l’embrayage de même que la clavette du pignon de vilebrequin.

 

DEMONTAGE DU SYSTEME DE LANCEMENT:

La pédale du kick-starter a été re­tirée avant la dépose du moteur (v. plus haut>. Le système de lancement propre­ment dit se compose de la pédale déjà citée qui est emmanchée sur les canne­lures d’un arbre porté d’une part par le demi-carter gauche et d’autre part par le couvercle de transmission primaire.

Au démontage, on trouve successive­ment sur cet arbre

— Une noix cannelée emmanchée sur l’arbre et portant le ressort de rappel;

— Un petit ressort en spirale obli­geant le rochet coulissant à venir en contact avec les pignons d’entraînement,

— Un rochet coulissant comportant un ergot destiné à le maintenir dégagé au repos;

— Un pignon intermédiaire portant sur sa face externe des rochets corres­pondant à ceux de la pièce coulissante et qui est monté sur les cannelures in­ternes de l’arbre de kick. Ce pignon attaque le pignon de première vitesse.

Le démontage de ces différentes pièces ne présente aucune difficulté, car la noix cannelée est maintenue en place par un simple circlips qu’il suffit d’ôter pour tout enlever

 

OUVERTURE DES CARTERS:

Commencer par chasser avec un bu­rin les deux pieds de centrage du carter, puis enlever les vis d’assemblage. Séparer les deux moitiés de carter. Le vilebrequin tourne, dans le carter de droite, sur un roulement à rouleaux et le carter peut en conséquence être ou­vert sans difficulté. Ne jamais forcer pour écarter les deux moitiés de carter avec un tournevis ou un outil similaire. En cas de besoin, utiliser l’extracteur de carter spécial (outil n0 250-7029). La demi-coquille gauche doit être pour cela posée sur l’établi.

N. B. Faire attention aux rondelles de compensation de 1/10 qui existent sous les bagues des roulements à rouleaux du vilebrequin et de l’arbre de boîte.

 

DEPOSE DES ARBRES DE BOI­TE ET DU VILEBREQUIN:

Le demi-carter gauche reposant sur l’établi, retirer l’arbre primaire et en­lever ses pignons. Oter la rondelle d’ap­pui et le roulement du carter gauche. Retirer toute la commande du sélecteur.

Après le démontage de la pignonnerie de la boîte de vitesses, le vilebrequin peut être extrait par pression (et non en frappant ).

Pour retirer les roulements, prendre la précaution au préalable de chauffer légèrement les carters.

Pour le remontage du moteur 175 cm Puch, comme pour la majorité des mo­teurs, le mécanicien doit en principe suivre l’ordre inverse de celui adopté au moment du démontage.

Certaines précautions sont cependant à prendre pour quelques-unes des opé­rations.

 

REMONTAGE DU VILEBREQUIN ET DE LA BOITE:

Avant de remettre les roulements en place, chauffer un peu les carters. Ils entrent alors facilement dans leurs lo­gements.

Remarque : s’assurer du bon état des joints d’étanchéité de vilebrequin.

Poser le demi carter gauche à plat sur l’établi. Emmancher le vilebrequin à la presse, après avoir abondamment huilé le roulement à billes. Contrôler le jeu axial (0,2 mm) et, si besoin est,

supprimer l’excédent de jeu en interca­lant des rondelles de 0,1 mm d’épais­seur, en tenant compte du centrage du vilebrequin.

Dès que le vilebrequin est en place, procéder au remontage du mécanisme de sélecteur. Monter la plaque de sup­port: Replacer la rondelle-frein. Serrer l’écrou sur le dessus du carter. Visser la vis à tête fraisée de l’extérieur et la freiner d’un coup de burin, puis blo­quer l’écrou. Introduire la douille de guidage dans le coussinet de la plaque-support (extrémité fendue vers l’intérieur du moteur). Placer le levier intérieur de commande et le bloquer de l’exté­rieur en mettant en place le circlips. Placer le rochet. Emmancher à l’exté­rieur la rondelle de compensation, une rondelle, l’indicateur de la vitesse en­clanchée, la rondelle d’appui fraisée et la vis à tête fraisée. Engager le cliquet de verrouillage dans le disque

de changement de vitesses. Emmancher l’arbre de kick portant son pignon in­termédiaire et le fixer au moyen du circlips prévu à cet effet.

A ce moment on peut procéder au remontage de la pignonnerie de la boîte. Voici dans l’ordre les opérations à effectuer:

1) Introduire l’arbre primaire complet avec ses pignons. Emmancher la ron­delle d’appui et le roulement à rou­leaux avec le joint d’étanchéité. Le côté ouvert de la cage du roulement à rou­leaux doit être tourné vers l’intérieur de la boîte.

2) Introduire les fourchettes de gau­che et de droite, de manière que celle de gauche vienne se placer dans la gorge du pignon de 20 vitesse et que celle de droite vienne en prise dans la gorge du pignon de 30 vitesse. Emmancher l’axe des fourchettes dans le trou borgne du carter.

3) Introduire le roulement à rou­leaux de l’arbre secondaire, le côté ouvert de la cage vers l’intérieur de la boîte. Placer la rondelle d’appui, le pignon de 1re vitesse, celui de  2e et celui de 3 de façon à faire coïncider les fourchettes avec les gorges de gui­dage.

4) Emmancher l’arbre secondaire.

FERMETURE DU CARTER:

Une fois que le vilebrequin, le sé­lecteur, les fourchettes et les arbres de la boîte de vitesses portant les pignons respectifs sont montés à leurs places dans le demi-carter gauche posé à plat sur l’établi, la moitié droite du carter peut alors être posée et vissée à fond.

Pour ce faire, on doit au préalable enduire la surface de joint du demi-carter gauche d’un liquide d’étanchéité poser un joint de papier neuf et l’im­biber d’huile sur la surface qui sera en contact avec la moitié droite du carter. A ce moment poser ladite moi­tié droite du carter et frapper à petits coups avec un maillet en caoutchouc ou en nylon. Visser et bloquer les vis d’assemblage. Replacer les deux pieds de centrage du carter.

EMBRAYAGE ET TRANSMIS­SION PRIMAIRE:

Une fois l’arbre de kick-starter re­mis à sa place avec toutes les pièces qui le composent dans l’ordre inverse de celui qui a été signalé dans le cha­pitre Démontage, on peut procéder à la mise en place de l’embrayage et de la transmission primaire. Là non plus aucune difficulté, il faut évidemment opérer en reprenant par la fin les conseils de démontage. Rappelons que l’ordre des disques d’embrayage doit être respecté en premier introduire le disque d’acier le plus épais, puis alter­nativement un disque garni et un dis­que d’acier. En dernier va le disque d’acier qui a des dents recourbées vers l’intérieur.

Le serrage des écrous à collerette doit être effectué avec précaution. S’il en est besoin, soulever les sièges des ressorts avec un second tournevis.

Le couvercle du carter côté trans­mission primaire se pose après avoir mis un joint papier neuf imbibé d’huile. Emmancher ensuite la commande de sélecteur et la pédale de kick-starter.

REMONTAGE DES PISTONS ET DU CYLINDRE:

Avant de remonter les segments sur les pistons, contrôler que le jeu à la coupe est correct, On s’en rendra compte en introduisant chaque segment seul dans l’alésage correspondant. Le pousser avec le piston de façon à ce qu’il soit bien droit et, avec une jauge, contrôler l’importance du jeu à la coupe. Il est parfaitement normal que ce jeu augmente progressivement par suite de l’usure, mais il ne doit pas dépasser 0,4 mm. Il doit être au mi­nimum de 0,15 mm.

Contrôler également le jeu dans les gorges. Normalement il doit être de 0,01 minimum. S’il dépasse 0,15 mm y a intérêt à monter des segments neufs. Si ce sont les gorges mêmes du piston qui sont abîmées, par suite d’un graissage défectueux ou d’un très long kilométrage, le piston devra être rem­placé. Remettre les segments aux pla­ces exactes qu’ils occupaient avant le démontage; c’est la raison pour laquelle nous avons ci-dessus conseillé de les repérer.